Combien de sucres ? est un petit jeu dont le but est de devenir l'équivalent en morceaux de sucre des sucres contenus dans les produits alimentaires industriels. Vous devez évaluer le nombre de sucres pour 5 produits, et vous connaitrez alors votre score.
J'ai créé ce jeu en utilisant les données de la base sur les aliments industriels Open Food Facts, et j'ai utilisé le même moteur de simulation physique que celui du jeu Angry Birds : on peut ainsi voir les sucres tomber de façon réaliste (vous vous souvenez de la pub pour le sucre avec des cascades de dominos en sucre ? "le sucre, le plus petit des grands plaisirs", c'était en 1986). Et vous pouvez les attrapper avec la souris pour les empiler, construire des pyramides...
Milan ce n'est pas forcément la porte à côté, mais toutes les conférences du forum sont visibles en live sur Internet.
Au programme du forum, de très nombreuses sessions sur des sujets comme "Les paradoxes de la mondialisation : l'obésité dans un monde de malnutrition", et une session qui nous concerne : "Comment communiquer sur le thème de la nourriture : le rôle des écrivains, grands chefs et blogueurs", jeudi à 17h.
Je suis en train de regarder le forum live, c'est très bien fait : on peut choisir d'écouter en français, en italien ou en anglais.
Après la session sur l'huile de palme, la 2ème session à laquelle j'ai participé au FoodCamp de Soissons portait sur la cuisine durable, un thème proposé par Françoise de Saveurs Croisées qui est bien sûr en adéquation parfaite avec Manger Bloguer. La session commence par une rude et innattendue prise de conscience : nous sommes 3 à rester dans la salle, avec Cécile du Cri de la Courgette. Tous les autres blogueurs culinaires participants au Foodcamp ont préféré échanger sur le sujet des relations entre les blogs et les marques. Gloups.
Cela ne nous a pas empêché de plancher à fond sur le thème de la cuisine durable pour identifier les freins à son adoption, et imaginer des solutions pour la rendre plus attrayante. C'est ce qui est bien avec les foodcamps et les barcamps en général : qu'on soit 3 ou 30, on est entre passionnés et les idées fusent et rebondissent autour de la table !
La cuisine durable, c'est trop dur ?
Quand on entend parler de cuisine durable, on peut penser que c'est dur :
il y a beaucoup de contraintes comme utiliser des fruits et légumes locaux et de saison, et du coup on mange du chou bouilli tout l'hiver
il faut utiliser peu de produits déjà transformés et donc c'est long et compliqué car il faut partir des produits de base, faire ses propres yaourts, fromages, pain etc.
il faut acheter des produits bio et des produits issus du commerce équitable et c'est cher
il faut manger des produits bizarres et boire de la chicorée à la place du café
En bref la cuisine durable c'est compliqué, long, cher, et pas forcément très bon.
Et pourtant pour Françoise et Cécile, c'est tout l'inverse : la cuisine durable, c'est facile, c'est rapide, ce n'est pas cher, c'est varié et surtout c'est bon !
Du coup on a réfléchi à comment les blogueuses et blogueurs culinaires pouvaient faire passer ce message. Et on a pensé à deux idées :
Des pictogrammes pour indiquer le temps nécessaire et le coût de chaque recette
Souvent quand je regarde les superbes photos des blogs culinaires comme ceux de Françoise et Cécile, je me dis "Waouh ! ça a du lui prendre un temps fou pour préparer ce beau plat ! Et les ingrédients ne doivent pas être donnés... du tofu soyeux ? Jamais je ne trouverais un truc pareil, et c'est pas plutôt cotonneux le tofu ?". Bref trop souvent je me contente d'admirer les belles photos en me disant que la recette ne doit pas être pour moi.
Et pourtant, ce ne sont que des à priori ! Je me trompe probablement souvent, et je passe très certainement à côté de tas de bonnes choses : je n'ai encore jamais essayé le tofu soyeux, et Françoise m'assure qu'il suffirait d'une seule bouchée de sa crème au chocolat au tofu soyeux pour que je sois convaincu à 200% !
On a pensé à quelque chose de tout simple : et si on mettait bien en évidence à côté de l'alléchante photo des plats le temps nécessaire pour la réalisation de la recette et le prix de revient de chaque part ? Avec des pictogrammes facilement reconnaissables d'un blog à l'autre.
Par exemple on pourrait faire quelque chose comme ça :
Temps de préparation : 5 min
Temps de cuisson : 5 min
Prix de revient : 1 euro par part
Avec d'autres pictos pour d'autres indications : les recettes sans gluten par exemple.
On pourrait en profiter pour mettre des métadonnées avec les pictos, pour que sur un site comme Recettes de Cuisine, on puisse facilement chercher tous les desserts à moins de 3 euros la part par exemple. Je vais faire un outil de génération de pictos et de métadonnées pour qu'on puisse facilement copier/coller les pictos, choisir la taille des icônes etc.
Je vous donne déjà quelques euros ;-)
Beaucoup de blogueurs indiquent déjà le temps de préparation et de cuisson, par contre c'est beaucoup plus rare de voir le prix de revient, alors qu'avec le temps nécessaire, c'est sans doute l'un des critères prépondérants pour choisir une recette.
Faciliter l'approvisionnement en bons produits locaux et de saison... et le rendre plus sexy !
C'est un point sur lequel on a beaucoup discuté : ce n'est pas évident de savoir où se procurer des produits bons et durables. Et ça peut même être parfois intimidant. Je n'ai par exemple pas encore pris la peine de contacter une AMAP : je me dis qu'elles sont surbookées en région parisienne, qu'il faudra que je mange des rutabagas et des topinambours tout l'hiver (et peut-être plus dur, que mes enfants les mangent), que je n'aurais pas le temps d'aller récupérer le panier aux heures prévues entre le piano, le tae-kwon-do et la zumba. Bref je me dis que c'est compliqué et que je mangerais toujours la même chose.
Une bonne idée de Françoise, c'est de cartographier les filières (au sens propre comme au figuré, je m'étais amusé à mettre les cueillettes à la ferme sur une carte).
Informer sur les filières, c'est bien, mais une chose que l'on pourrait faire aussi, c'est aider à les rendre plus sexy.
En observant toutes les "box" gourmandes qui ont débarqué cette année, je me disais qu'il y a peut-être des choses intéressantes à apprendre. D'un côté, il y a les AMAPs où j'ai l'impression (certainement fausse on est d'accord) que c'est pour les purs et durs qui aiment bouffer du chou tout l'hiver. De l'autre il y a toutes ces jolies box gourmandes bien présentées et alléchantes, avec des recettes de grand chef etc. et j'ai très envie de m'y abonner pour découvrir toutes ces nouvelles saveurs et tous ces bons produits (j'aurais peut-être dû aller à la session sur les blogs et les marques pour savoir comment obtenir des produits gratuits finalement ;-).
Ce ne sont pas les mêmes contraintes bien sûr, mais on pourrait essayer de faire passer quelques bonnes idées des box vers les AMAPs (et pourquoi pas dans l'autre sens aussi, à quand une box durable ?). Les recettes par exemple : et si les blogueurs offraient leurs recettes aux AMAPs, pour qu'elles puissent facilement piocher quelques alléchantes recettes de rutabagas ou de topinambours ;) ? On pourrait faire ça très facilement, en créant une liste de blogs dont les auteurs sont d'accord pour que leurs recettes soient incluses dans les paniers bio et les paniers des AMAPs.
On pourrait aussi offrir aux AMAPs un espace de dialogue pour qu'elles puissent discuter du contenu de leurs paniers avec des blogueuses et blogueurs qui pourraient faire des suggestions ("Et si vous mettiez quelques pommes avec les panais et le fenouil ? Ca va très bien ensemble !").
Françoise rend compte de nos échanges à tous les participants à la fin de la session
Et vous, qu'en pensez vous ?
On met en place ce système de pictos ?
Seriez vous prêt(e) à proposer gratuitement vos recettes aux AMAPs ?
Avez-vous d'autres idées pour rendre la cuisine durable plus attrayante et plus sexy ?
Un FoodCamp était organisé samedi 17 novembre 2012 à Soissons, au sein du 5ème Salon du Blog Culinaire. L'une des 5 sessions portait sur l'huile de palme, un sujet brûlant d'actualité car l'amendement "Taxe Nutella" visant à multiplier par 4 la taxe sur l'huile de palme, de palmiste et de coco avait été proposé au Sénat et était en cours de discussion à l'Assemblée.
Voici un compte-rendu de nos échanges lors de cette session.
La session huile de palme au Foodcamp de Soissons 2012. Photo (c) Philippe Hiest, Images & Associés
(d'autres photos du foodcamp par Philippe)
Dans quoi trouve-ton de l'huile de palme et pourquoi ?
1 produit sur 6 référencé sur Open Food Facts contient ou contient peut-être de l'huile de palme
Le surnom "taxe Nutella" place la pâte à tartiner bien connue au centre de la cible de la proposition d'augmentation de la taxe sur l'huile de palme, mais si le Nutella contient bien de l'huile de palme (son 2ème ingrédient principal après le sucre), il est loin d'être le seul produit concerné. L'huile de palme et ses dérivés sont abondamment utilisée par l'industrie cosmétique et alimentaire. Pour l'alimentation, c'est 1 produit sur 6 qui contient - ou contient peut-être - de l'huile de palme, souvent masquée par la mention "huile végétale".
Si l'huile de palme est tant utilisée, c'est tout d'abord parce que c'est l'huile végétale la moins chère. La plupart des chips étaient ainsi frits à l'huile de palme. Depuis peu les fabricants de chips remplacent de plus en plus l'huile de palme par de l'huile de tournesol, et le font savoir à grand renfort de logos "A l'huile de tournesol" ou "Sans huile de palme".
C'est aussi à cause de ses propriétés physiques que l'huile de palme est beaucoup utilisée dans les biscuits, pâtes feuilletées etc. Elle est solide à température ambiante, et elle permet de donner du "croustillant" aux produits. Elle est donc utilisée à la place du beurre dans de nombreuses pâtisseries industrielles. Par rapport aux produits "pur beurre", les produits fabriqués avec de l'huile de palme peuvent se conserver beaucoup plus longtemps.
Pas chère et permettant aux produits d'être stockés longtemps, l'huile de palme répond donc très bien aux besoins de l'industrie.
Les impacts de l'huile de palme sur la santé, l'environnement et la société
Impacts sur la santé
L'huile de palme est très riche en acides gras saturés (environ 50%) dont l'abus favorise les maladies cardio-vasculaires.
Dans une double-page publiée sur les quotidiens français en novembre 2012, et sur le site Nutella Parlons-en, Ferrero compare l'huile de palme au beurre qui contient sensiblement la même proportion d'acide gras saturés.
Comme pour beaucoup d'aliments et de substances, tout est probablement une question de dosage. Manger du Nutella à la cuillère dans un pot d'un kilo est donc sans doute aussi mauvais que manger du beurre à la cuillère dans un pot de beurre d'un kilo !
Impacts sur l'environnement
En Indonésie et en Malaysie, la monoculture de l'huile de palme entraîne la déforestation des forêts primaires.
Chacun des participants à la session du Foodcamp se souvient très bien de la parodie de pub Kit-Kat dans laquelle Greenpeace dénonçait l'impact de l'huile de palme sur l'habitat des orang-outangs.
Depuis l'industrie de l'huile de palme a mis en place une initiative pour développer la culture durable de l'huile de palme (RSPO : Roundtable on Sustainable Palm Oil), mais de nombreuses ONGs la dénoncent comme étant du greenwashing.
Impacts sur la société
Les ONG dénoncent l'exploitation des paysans à qui ne profite souvent pas l'extension des palmeraies, gérées par des grandes entreprises ou des gouvernements.
La "taxe Nutella"
L'amendement "Nutella" a été discuté au sénat (où il fut adopté) et à l'Assemblée Nationale où il fut finalement rejeté en commission mercredi 21 novembre 2012. (cf Les Echos : la taxe Nutella repoussée à l'Assemblée). L'amendement proposait de multipler par 4 la taxe sur l'huile de palme, l'huile de palmise et l'huile de coco (coprah), dans le but d'inciter les industriels à remplacer ces huiles par d'autres huiles moins nocives pour la santé.
Pour les participants du Foodcamp, le surnom "taxe Nutella" était une erreur à plus d'un titre : il sous-entend que seul le Nutella est concerné par le problème de l'huile de palme (alors que des milliers d'autres produits alimentaires le sont aussi), et il s'attaque à un produit extraordinairement populaire. L'annonce de Ferrero que la formule du Nutella ne changerait pas et que la taxe sera répercutée sur le prix d'achat a rendu cette taxe très impopulaire.
D'autres lois plus efficaces ?
Quelques autres idées évoquées lors du foodcamp de lois qui pourraient être plus efficaces pour limiter la consommation (et surtout les excès de consommation) d'huile de palme :
Obliger les fabricants à préciser la nature des huiles végétales dans la liste des ingrédients
Pour que les consommateurs puissent limiter leur consommation d'huile de palme et éviter les excès, il faudrait tout d'abord qu'ils puissent savoir facilement et avec certiutude quels aliments en contiennent. Très peu de fabricants mentionnent "huile de palme" sur l'étiquette et se contentent de la mention "huile végétale". C'est d'ailleurs le cas du Nutella : nulle mention d'huile de palme sur l'étiquette.
La raison invoquée parfois par l'industrie est de pouvoir changer d'huile sans avoir à réimprimer de nouvelles étiquettes. C'est une très mauvaise raison : les consommateurs ont besoin de savoir, et changer l'huile change les valeurs du tableau nutritionnel présent sur l'étiquette. Autant ne pas mettre de liste d'ingrédients du tout pour faciliter encore plus les changements d'ingrédients...
Après vérification, le nouveau réglement européen (UE 1169/2011) du 25 octobre 2011 sur l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires (INCO) précise à l'annexe VII :
"8.Huiles raffinées d’origine végétale | Peuvent être regroupées dans la liste des ingrédients sous la désignation "huiles végétales", immédiatement suivie de l’énumération des origines végétales spécifiques et éventuellement suivie de la mention "en proportion variable". En cas de regroupement, les huiles végétales sont indiquées dans la liste des ingrédients, conformément à l’article 18, paragraphe 1, en fonction du poids de l’ensemble des huiles végétales présentes. L’expression "totalement hydrogénée" ou "partiellement hydrogénée", selon le cas, doit accompagner la mention d’une huile hydrogénée."
Ce réglement s'appliquera à partir du 13 décembre 2014.
Interdire les publicités trompeuses
On se souvient tous de ces publicités mettant en avant "de l'énergie pour penser et se dépenser", des torrents de bon lait et une avalanche de noisettes. Si on m'avait interrogé il y a quelques années sur les ingrédients principaux du Nutella, j'aurais répondu "du cacao, du lait et des noisettes", pas "du sucre et de l'huile de palme" !
Favoriser la distribution des produits sans huile de palme
La semaine dernière, je suis allé photographier toutes les pâtes à tartiner vendues dans les magasins de mon quartier pour les référencer sur Open Food Facts. Chez G20 et Franprix, j'ai trouvé plusieurs références de Nutella (plus ou moins grands pots, portions individuelles), un bocal de pâte à tartiner aux Speculoos Lotus, et la version "marque de distributeur" du Nutella. Et j'ai passé ensuite une heure chez Biocoop à photographier une trentaine de pâtes à tartiner au cacao, aux noisettes, mais aussi aux amandes et plein d'autres fruits ou graines oléagineux.
Des alternatives existent (et oui, elles sont bonnes, j'ai ouvert un pot de pâte à tartiner aux amandes ce matin, verdict de mes enfants : "Trop bon !"), encore faut-il pouvoir les trouver.
Il y a bien des quotas pour la musique française à la radio, pourquoi pas des quotas de produits plus sains dans les magasins ?
Comment agir ?
L'amendement Nutella a finalement été rejeté, mais il aura au moins eu le mérite de faire parler de l'huile de palme et de sensibiliser les consommateurs aux raisons qui peuvent les pousser à préférer des produits sans huile de palme.
On reparlera sans doute de l'huile de palme à l'occasion de prochaines lois plus générales sur l'alimentation et la santé, mais en attendant, qu'est ce qu'on peut faire ? (en tant que consommateur et aussi en tant que blogueur !)
Continuer d'informer
Sur l'huile de palme, mais aussi sur les alternatives.
Donner une chance aux alternatives
Pourquoi ne pas essayer une nouvelle pâte à tartiner de temps en temps si vous avez l'habitude d'acheter tous jours la même ?
Et si vous publiez des recettes sur votre blog, pourquoi ne pas proposer des recettes utilisant ces alternatives ?
J'ai trouvé plus d'un millier de recettes de cookies au Nutella, cupcakes au Nutella, tiramisu au Nutella, muffins au Nutella, madeleines au Nutella, crêpes au Nutella... En tant que blogueurs, nous contribuons à perpétuer la popularité du Nutella. Alors avant de publier votre prochaine recette au Nutella, pensez qu'elle aura certainement un goût de déja-vu, et tentez un goût nouveau !
Cela pourrait être un bon thème pour un prochain défi : imaginer une nouvelle pâte à tartiner maison. Avec ensuite dégustation bien sûr !
L'huile de palme, continuons d'en parler !
Une heure pour parler de l'huile de palme lors du Foodcamp, c'est suffisant pour aborder de nombreux points, mais pas forcément pour imaginer tout ce qu'il est possible de faire, alors prolongeons la discussion, ici en commentaire, sur vos blogs, sur les réseaux et bien sûr aussi dans les prochaines rencontres "en vrai" comme ce très intéressant foodcamp. :-)
Le Ministère de l'Agriculture, de l'Agro-Alimentaire et de la Forêt lance une nouvelle campagne contre le gaspillage alimentaire, cette fois spécifiquement à destination des réseaux sociaux, blogs et communautés en ligne.
On avait déjà parlé du gaspillage alimentaire au lancement de Manger Bloguer, et réfléchit à quelles actions les blogueuses et blogueurs culinaires pouvaient mener pour aider à sa réduction. Par exemple proposer des recettes pour cuisiner les restes. On peut bien sûr aussi partager et diffuser les différentes campagnes anti-gaspillage. Avez-vous depuis pensé à d'autres idées ?
Après Manger, Bloguer et Publier, j'aimerais vous présenter un nouveau projet de livre porté par les toutes nouvelles Editions 1D. Il s'agit des Aventures du Capitaine Brocoli, dont l'objectif est de faire manger plus de légumes aux enfants. Ce projet fait appel au financement participatif : à travers la plateforme Ulule, Kevin et Samantha, les auteurs du projet, essaient de recueillir suffisamment de contributions (en quelque sorte des pré-commandes) pour que 100 exemplaires du livre puissent être imprimés.
Vous leur donnez un petit coup de pouce vous aussi ? Vous pouvez pré-commander le livre au format ebook pour 3 euros, ou le livre papier pour 6 euros. Et si le financement ne peut pas être rassemblé d'ici 2 semaines, vous serez remboursés intégralement. Et bien sûr vous pouvez donner un coup de pouce à ce projet en cliquant sur les boutons "J'aime", +1 etc. sur la page du projet !
Cela vous dirait de participer à la création d'un livre pour présenter des façons de cuisiner plus simple et plus durable et les illustrer avec des recettes alléchantes ?
Loul du blog Légitime Gourmandise a lancé une maison d'édition cette année : La Palissade (contact@lapalissade.fr). Il a d'abord édité son propre livre du nom de son blog, et il prépare l'édition d'un second livre de cuisine pour enfants avec d'autres auteurs. Et cela fait quelques temps qu'on discute ensemble pour voir si l'on pourrait monter un projet intéressant et motivant en y associant les blogueuses et blogueurs culinaires.
Lorsque Loul m'a dit que sa ligne éditoriale allait s'orienter vers "des livres qui apportent de vraies connaissances, tournés vers plus d'écologie, de mieux vivre et de plus de prise de conscience", j'ai tout de suite pensé à ce qu'on essaie de faire à travers Manger Bloguer : promouvoir à travers nos blogs une alimentation plus saine, plus durable et plus sociale.
Au delà du "simple" livre de recettes (qui est en fait très compliqué à créer, Loul pourra vous en parler !), on pourrait proposer une sorte de "petit guide pour une alimentation plus saine et plus durable", dans lequel on pourrait présenter différents thèmes : les AMAPs, la cuisine des restes, le locavorisme, la cuisine végétarienne, la cuisine des abâts et "bas morceaux", comment faire son propre fromage etc.
Pour chaque thème on pourrait expliquer ce que c'est, pourquoi c'est bien, comment faire en pratique etc. et illustrer chaque thème avec quelques recettes alléchantes.
Par exemple pour les AMAPs, une objection fréquente est "je n'ai pas envie de manger des choux tout l'hiver !". Il faudrait une ou deux recettes inventives et appétissantes de chou, avec des idées de variantes etc.
Les droits d'auteurs du livre seront reversés à une association caritative (à choisir). Qu'en pensez-vous ?
Quels sont les thèmes qu'il faudrait à votre avis aborder ?
Auriez-vous envie de participer à ce projet, par exemple en présentant un thème et/ou en proposant une recette ? Chaque co-auteur pourrait par exemple présenter l'un des thèmes qui lui tient à coeur et qu'il ou elle développe habituellement sur son blog. Les co-auteurs et leurs blogs seraient bien sûr présentés dans le livre.
Toutes les idées, remarques et suggestions sont très bienvenues !
Chaque jour des millions de personnes visitent les blogs cuisine pour y trouver des recettes. C'est une opportunité formidable pour les blogueurs culinaires de promouvoir une alimentation responsable (équilibrée et durable) pour que chacun puisse manger mieux tout en préservant l'environnement et les hommes.
Manger Bloguer a pour objectif de fédérer les blogueurs autour de cette idée, pour qu'ils puissent s'informer des enjeux, des problèmes et des solutions, réfléchir ensemble à comment ils peuvent promouvoir une meilleure alimentation, et mettre en oeuvre des actions communes en ce sens.
L'équipe :
Manger Bloguer a été initié par Stéphane du portail de blogs culinaires Recettes de Cuisine suite à des discussions avec des amis blogueurs.
J'espère que vous serez nombreux et nombreuses à me rejoindre pour participer à cette initiative !
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